Deux livres ont été mis à l’honneur à la librairie au cours de la semaine de la rentrée : 100 choses à faire avant d’avoir 10 ans et Nous les préados. L’un est à lire avant 10 ans, l’autre… juste après. Comme des traits d’union entre l’enfance et l’adolescence. Focus.

100 choses à faire avant d’avoir 10 ans
Virginie Aladjidi, Caroline Pellissier et Aurélie Guillerey • Éditions Larousse Jeunesse
Se déguiser pour aller faire des courses, voir des choses que personne ne peut voir, rêver qu’on va à l’école en pyjama, lire sous la couette, faire un gâteau tout seul, réfléchir à la vie, espionner un ado, se tromper et appeler la maîtresse « maman », regarder les photos de classe de la petite section, etc. 100 choses à faire avant d’avoir 10 ans est un catalogue de petits riens aussi drôle qu’évocateur. Les moins de 10 ans auxquels il s’adresse se reconnaîtront dans bien des situations. Prouesse : les autrices en ont inventorié 100, ce qui fait de l’album un véritable vade mecum vers lequel on pourra souvent revenir… en solo ou en famille ! Quant au dessin tonique et expressif d’Aurélie Guillerey, il est tout simplement fait pour illustrer un inventaire qui sent si bon l’enfance !

Nous les préados
Audrey Guiller et Anne Pomel • Éditions Milan
C’est un documentaire de près de 250 pages, exhaustif et passionnant. Ni enfant, ni ado, le pré-ado est sur une ligne de crête où le vent peut souffler fort et faire pencher d’un côté ou de l’autre. Les autrices l’ont bien compris et ont de toute évidence pensé leur ouvrage depuis cette réalité. Elles s’adressent directement aux lecteur·rices et les invitent avec tact à explorer chaque sujet avec elles : la quête de soi, le corps, l’autonomie, les émotions, la famille, l’amitié, le temps libre, l’école, la relation au monde… Les chapitres sont introduits par des témoignages de pré-ados, suivis d’explications perspicaces et efficaces, puis de conseils et d’astuces concrètes et faciles à mettre en œuvre.
Nous les préados fait mouche à la fois en termes de contenus et de graphisme, mais aussi de fabrication. Car les lecteur·rices apprécieront que l’objet ne soit pas trop grand et suffisamment souple et malléable pour être feuilleté… dans un lit par exemple ! Un plus qui compte.
« A lire tout seul, avec les copines et les copains… à laisser trainer pour les parents. »

