Voyage voyage – Lectures : un Kapoches pour les enfants, un Ego pour les ados

  • Publication publiée :1 août 2025
  • Post category:LIVRES

Deux collections de romans courts dans lesquelles nous pourrez piocher des lectures pour les vacances : Kapoches aux éditions Kilowatt est destinée aux enfants qui commencent à lire en autonomie, Ego aux éditions Talents Hauts s’adresse aux ados. L’une et l’autre ont en commun d’être bien ancrées dans notre époque et dans le réel.

La collection Kapoches des éditions Kilowatt existe depuis dix ans. Chaque roman compte 48 pages et se présente sous un format souple et illustré. Un Kapoches, c’est une histoire d’aujourd’hui, en relation avec la vie des enfants, à la maison, à l’école, dans les activités de loisirs. Un arbre pour l’école met en scène des enfants concernés par la survie d’un arbre et traversés par des émotions différentes. Un toit, deux mois, qui s’inscrit dans le contexte du confinement, raconte le bonheur d’écrire des lettres à un ami. Paul et Albin questionne la différence et l’identité à travers la gémellité. L’amoureux de Papa met un enfant face à l’acceptation de l’homosexualité de son père.
Autant de récits sans naïveté, simples et bienveillants, dans lesquels les personnages cheminent, inventent, tentent, posent des questions et s’appuient sur l’amitié, la joie et la tendresse.

Le grand + : les Kapoches sont désormais imprimés en Andika, une police de caractère adaptée au lectorat débutant et/ou dys.

« Des mots qui me parlent. » Les romans Ego sont portés par des écritures expérimentées. Raphaële Frier, Coline Pierré, Marie-Lenne Fouquet, Elsa Duvernois… des plumes auxquelles nous pouvons faire confiance pour délier un récit, camper des personnages, développer des situations vraisemblables et sans condescendance, et surtout, instaurer un lien avec le lecteur ou la lectrice.

Quête de soi, identité, orientation sexuelle, respect, consentement, amitié, amour… les romans Ego sont des tranches de vie qui résonnent en soi. Dans En couple, Bahia se questionne sur son histoire d’amour, le sens de « mettre en couple », sur ses envies… La dernière touche raconte Maximilien faisant le chemin nécessaire pour s’affranchir de l’emprise de son entraineur. Ni prince, ni charmant met Tristan face à ses responsabilités de garçon et à la question du consentement. Mauvais fils est l’histoire de Ghislain, mis à la porte de sa maison à cause de son homosexualité.

La collection Ego des éditions Talents Hauts touche au cœur et libère de la peur du « pavé ». Ce sont en effet des récits courts, et cela n’est pas un détail pour les lecteur·rices que les épais romans intimident.

Laisser un commentaire